En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant de réaliser des statistiques de visites.

Le blog d'Escapade 34 : un échantillon de nos sorties ...

vendredi, 12 juin 2020 17:45

Toute la vérité sur la rando de Colombières / Orb

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
1) Nous avons été émerveillés par cette rando le long de ce ruisseau si beau, aux eaux si pures (à voir plus tard), dans des décors variés  si surprenants à simplement regarder que nous en avons oublié le confinement, enfin lavés des ombres des murs de cette période par la lumière, le vert des arbres des feulles et de l’herbe, le jaunes des ajoncs, le bleu du ciel et le bruit de l’eau coulant, sautant chantant... Il faisait très chaud le long des Gorges de la Colombières.  
 
2) Visite d’un jardin et une « jeaninade » : Nous avons visité un jardin, genre jardin de curé de campagne, fort original, le long du ruisseau, après le hameau de Farges au col de la rando. La propriétaire nous a très gentiment entretenu de ses très efficaces efforts horticoles et... à la fin de la visite, alors que nous dirigions vers la sortie, j’ai aperçu un robinet d’eau et j’ai demandé à cette personne pas tout jeune non plus, au nez fin et un peu (pas mal) rouge (doit pas boire que de l’eau, à mon humble avis.) de me dire si l’eau y était bonne. Jeanine plus proche me dit que c'était « Ok, pas de problème à y boire." ce que je fit illico presto.  Il faisait très chaud le long des Gorges de la Colombières.
 
L’eau y avait un goût de mouton faisandé comme ces vieilles viandes laissées trop longtemps à l’air libre ou dans une macération de pain de seiglenoir à l’odeur d’amendes amères typique de la « gastronomie" des Talibans de la partie afghane de L'Indu Kush. Ensuite, la proprio me rattrape et annule le OK de Jeanine dont les connaissances en hydrolologie et en réserves aquatiques me semblent requérir une mise à jour rapide. Elle ajoute qu’il y a deux jours, elle avait retrouvé deux moutons morts dans le réservoir de captation de l’eau de ce robinet. Je comprends maintenant le goût un peu particulier (pour le moins !) de cette eau.  
 
La proprio me propose ensuite de l’eau de source de son chalet. Elle me demande une bouteille pour la remplir d’eau de source de Lamalou (dixit) et me propose de rentrer dans ce chalet dont je craignais (Non, un piège à beaux, jeunes et sexy touristes) mais que le plancher ne résiste à mon poids, ayant pris 12 kgs durant ce confinement. Je lui rappelle les consignes contre le Covid : « Il n’existe pas ici. » fut sa réponse, assez surprenante alors qu’il y avait 2 douzaines de visiteurs, (NB!) la plupart sans masques dans le jardin. Elle me donne la bouteille pleine et me demande de goûter l’eau. Comment ne pas le faire devant tant de gentillesses ? Alors, je fus pris d’une angoisse totale, ingérable… à la ‘Shining,' à la' Rosemary Baby', etc. Si après avoir chargé des miliards de bactéries et microbes d’eau de moutons pourris, je venais d’augmenter ma charge virale de Coronavirus de 1000% ? F…k me ! Cela serait really con, si près de la retraite.  
 
3) Fin de rando fort animée: Durant cette magnifique rando, on a croisé et recroisé, plusieurs fois, un joyeux et fort sympathique groupe d'environ 12 jeunes très belles /beaux femmes/filles et garçons de 20 à 30 ans, vêtus de collants très moulants, peu opaques et de justaucorps et shorts très sympas hyper courts avec torses nus impeccables aussi pour les garçons, les filles/jeunes femmes ayant guère plus sur elles, faut dire. Il faisait très chaud le long des Gorges de la Colombières.
 
Vraiment, le spectacle était réjouissant ! Ils/elles étaient gai(e)s facétieux(ses), coquines, mutines même et faisaient des blagues légères: "On a passé le confinement tous ensemble dans la même chambre!" J’ai d’abord cru à une sortie de mannequins ou de comédien(ne)s. J’en avais mon très court souffle coupé ! Il faisait très très chaud le long des Gorges de la Colombières.
 
Donc, résumons, en plus de la double surcharge microbienne et virale, me voilà victime d’une inflammation occulaire (Le fameux "Peccato mirrore, peccato minore.") et d’un déchenchement intempestueux d’hormones post-début de retraite. L’enfer ! Il faisait très chaud le long des Gorges de la Colombières.
 
4) Voyage de retour: Gladys et Daniel qui, dans ma voiture, avaient, à l’alller, sombrement et fermement, refusé de parler,de peur de contamination par goutellettes traversant nos masques, se mirent à parler de recettes éthiopiennes, de gigots avec ses vins fins d’accompagnement, de bonnes bouffes, moi, de feuille de vignes farcies, etc. ce qui me déclanchât appétit et soif brutaux irrépressibles qui s’ajoutèrent aux deux surcharges précédemment mentionnées et à l’inflammation occulaire et hormonale sus-dite.
 
5) Arrivée chez moi mon corps battu et disloqué, comme si 12 divisions de tanks soviétiques m’étaient passé dessus, douleurs classiques post-rando infernales qui s’étaient ajoutées aux précédents maux et ayant décidé de combattre le mal par le mal, j'ai demandé à ma femme un double scotch-whisky avec une bonne dose de Javel (sans eau! Cela suffisait l’eau, ce jour !) et de tous les restants de vielles doses de nivaquine de notre voyage de noces à Sri Lanka en 2000 pour remplacer l’hydrochloroquine (Pour tuer le Covid, selon la recette de Donald Trump, et pour éviter une "moutonnade" c.a.d. un renvoi / rejet brutal de l’eau des moutons morts entrâinant une lavage brutal en profondeur de mon estomac et de l’ensemble de mon système floral intestinal, etc. Je vous épargne les détails. ) et une bonne douche très froide pour l’inflammation oculaire qui s’était déjà répandue dans certaines parties de mon corps traversé et secoué par cette énorme bouillie microbienne, virale, hormonale et gustative… genre marmite des sorcières de Macbeth. (Extrait)  
Sec. sorc. — Œil des lézards dans l'eau pourris,
Filet d'un serpent aquatique,
Poil infect de chauve-souris,
Bouillez dans le chaudron magique !
Aile lugubre des hiboux,
Aiguillon fourchu de vipère,
Pour que l'enchantement s'opère
Dans la marmite mêlez-vous !
Ainsi qu'une infernale soupe
Bouillez dans cette immense coupe
Et formez un charme fatal
De tous les éléments du mal !
 
6) Bilan, so far: Je crois avoir évité les effets immédiats de la ‘moutonnade’ et de la jeaninade mais, pour la Covid, (J’ai appris qu’il faut dire la Covid.), comme l'a dit Gladys, décidément très, très en verve, lors de ce retour:  "On se retouve en Réa. » Mais j’ai bien mangé durant le repas avec du vin de qualité.      
 
7) Prochaines randoschoisir des spots avec des chèvres (pour une chevrade) ou de mouflons (pour une mouflonnade), etc.
 
 Et surtout ne soyez pas surpris, si je me transforme en bélier sautant sur des randonneuses types celles de ce dimanche. C’est un effet possible, en effet, à moyen terme, de la « moutonnade », parfaitement connu de spécialistes, mais très difficilement gérable, il est vrai.  
 
Il faisait très chaud le long des Gorges de la Colombières. Et nous étions si heureux.  
 
Merci aux organisatrices et guides et à toutes et tous.  
Lucien
 
 
 
20200610225206 colombire 2020 1  20200610225206 Colombire 2020 2  20200610225206 Colombire 2020 3  20200610225206 Colombire 2020 5 
Lu 306 fois

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.